“Ton premier combat, tu le mènes contre toi-même, pas contre les autres.”
Salut ! Peux-tu te présenter brièvement ?
Salut, je m’appelle Loïc Glückmann. Je travaille comme styliste et chargé de communication chez une créatrice d’accessoires. En plus de cela, je donne des cours le soir en tant que professeur d’atelier et de patronage.
Tu as participé deux fois à WorldSkills. Comment as-tu vécu cette expérience ?
J’ai trouvé que c’était une expérience formidable, aussi bien pour les compétences que j’ai acquises que sur le plan humain. De plus, tu ne participes pas seulement pour toi-même : tu représentes l’excellence technique de ton pays.
Qu’est-ce que cette expérience t’a appris ?
J’ai énormément appris sur mes compétences et sur moi-même. Pendant les entraînements, j’ai d’abord développé ma technique et ma rapidité. Ensuite, il faut aussi apprendre à avoir un esprit critique pour faire les bons choix au bon moment. En effet, une compétition, ce n’est pas la vraie vie. Une mauvaise décision peut gâcher toute ta compétition.
Grâce à tout cela, j’ai appris à travailler beaucoup plus vite et plus efficacement.
Étais-tu convaincu dès le début de participer ou as-tu hésité ?
La première année, j’ai participé ‘pour essayer’, mais je ne m’étais pas suffisamment préparé. Je n’ai pas réussi à passer les présélections à ce moment-là.
Pourtant, je suis revenu l’année suivante. Les sélections avaient lieu pendant mon stage et j’y suis allé un peu à contrecœur… Mais une fois sélectionné, il n’y avait plus de retour en arrière possible pour moi : je devais essayer d’aller le plus loin possible !
Comment t’es-tu préparé pour la compétition ?
Pour les compétitions internationales, je m’entraînais autant que possible. Selon mon emploi du temps et celui de mon experte, Christelle Cormann, nous planifiions des sessions de préparation dès que j’avais un moment de libre.
Pendant les deux mois de vacances d’été, je combinais mon job étudiant avec les entraînements. Parfois, je commençais à travailler à 6 heures du matin et, tout de suite après mon job étudiant, je partais directement à l’entraînement.
Quelle a été la partie la plus difficile de la compétition selon toi ?
Le plus difficile pour moi, c’était de ne pas me laisser distraire par les spectateurs qui circulent, te regardent et essaient d’entrer en contact avec toi. C’est le genre de chose auquel il est difficile de se préparer…
Quel moment de la compétition t’a le plus marqué ?
Je pense que c’est l’annonce des résultats de ma première compétition. Lors de l’annonce, une erreur avait été commise concernant le pays cité en deuxième position : ce pays ne participait même pas à la compétition !
Du coup, lorsque la Belgique — et donc moi — a été proclamée gagnante juste après, j’ai tout de suite pensé qu’il s’agissait d’une erreur et qu’ils avaient annoncé par accident les résultats d’une autre compétition !
Qu’est-ce qui t’a motivé à participer une deuxième fois ?
L’aspect humain ! Parce qu’on part en équipe. On est loin de chez soi, mais on n’est pas seul.
Chaque soir, l’équipe se réunit et chacun raconte sa journée. Tu ne comprends peut-être rien aux termes techniques d’un frigoriste, d’un coiffeur ou d’un cuisinier, mais tout ce qui touche à la compétition elle-même, tu le comprends très bien. Seuls les participants vivent la même chose et eux seuls comprennent vraiment ce que tu traverses.
Quelle a été la différence entre ta première et ta deuxième participation ?
Le niveau. D’abord, j’ai participé aux championnats d’Europe, puis aux championnats du monde. La première fois, nous étions moins de dix participants. Lors de la deuxième compétition, ce nombre avait plus que doublé et il y avait des pays qui s’étaient entraînés de manière extrêmement intensive.
Quelle a été la différence entre ta première et ta deuxième participation ?
Le niveau. D’abord, j’ai participé aux championnats d’Europe, puis aux championnats du monde. La première fois, nous étions moins de dix participants. Lors de la deuxième compétition, ce nombre avait plus que doublé et il y avait des pays qui s’étaient entraînés de manière extrêmement intensive.
Que fais-tu comme travail aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je travaille pour une créatrice d’accessoires de Liège, où je m’occupe aussi de sa communication grâce à mon deuxième bachelier.
En parallèle, je suis également formateur à l’IFAPME.
Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté dans ta vie quotidienne ou dans la suite de ta carrière professionnelle ?
Grâce à cette expérience, je peux mieux évaluer et gérer mon temps. Je me trompe désormais très rarement sur le temps dont j’ai besoin pour accomplir une tâche donnée.
Si tu pouvais participer à nouveau aujourd’hui, le ferais-tu ? Pourquoi ?
Quand tu as participé aux deux compétitions internationales, tu sais que tu ne peux plus aller plus loin par la suite. De ce fait, je n’avais plus vraiment ‘d’objectif’ à participer à nouveau. Mais si j’avais pu continuer à concourir, je pense que je le ferais encore aujourd’hui !
Entre-temps, je me trouve d’ailleurs de l’autre côté : chaque année, je suis invité comme membre du jury.
Selon toi, pourquoi les jeunes devraient-ils participer à une compétition comme WorldSkills ?
Parce que c’est vraiment une école de la vie. Tu ressors de cette expérience avec un niveau de compétences supérieur à la moyenne. En plus, tu apprends bien plus que les seules compétences techniques de ton métier. Tu développes aussi tes soft skills et tu apprends énormément sur toi-même !
Que dirais-tu à quelqu’un qui aimerait participer, mais qui se dit : « Je ne suis pas assez bon pour ça » ?
Je dirais tout simplement que tu es ton propre et unique adversaire. En effet, ton premier combat, tu le mènes contre toi-même, pas contre les autres. Tu es la seule personne à pouvoir te fixer des limites.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui participe pour la première fois ?
Je recommanderais surtout de très bien lire les instructions, de bien les comprendre et de s’y préparer. Si quelque chose est demandé, cela doit être effectivement présent. Si tu dois effectuer des recherches, tu dois bien maîtriser ces informations.
Mais surtout : entraîne-toi à respecter les temps impartis.
Et profite de l’expérience !
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